« Lumières sur l’obscurité » : A la (re)découverte du Light Painting

28/01/2010

Vous est-il arrivé de croiser fréquemment une personne qui vous devient familière tout en ignorant son identité ? Transposez ce sentiment à l’art, et c’est ce qu’il se passera avec le Light Painting, technique de photographie de plus en plus présente dans la publicité comme dans le cinéma et pourtant, seuls les passionnés semblent connaître son nom.

Projecteur sur le Light Painting à l’Université de Versailles

Les 10 et 11 février prochains*, se tiendra l’exposition « Lumières sur l’obscurité », dans le Hall du bâtiment Vauban de l’Université de Versailles Saint Quentin en Yvelines.  A l’initiative de trois étudiantes, et en partenariat le Crous de l’Académie de Versailles et la Communauté d’Agglomération de Saint-Quentin en Yvelines, elle mettra en lumière les photographies d’un jeune artiste : Jadikan, et une partie de son œuvre, le « lightning project ». Cette exposition s’inscrit dans l’air du temps, 2010 promet d’être l’année d’explosion de cette technique.

Peindre la lumière : un art en pleine expansion

Le Light Painting fait se rencontrer la pénombre et la clarté, au sein d’une image où le photographe joue avec les faisceaux lumineux. Pour Jadikan : « Entre performance, peinture et photographie, ce médium ouvre de nouvelles possibilités quant à l’appréhension de l’image et du temps ». Les agences de publicité l’ont bien compris, des portables aux compagnies de câble, en passant par la mode, voire la haute couture, elles sont de plus en plus nombreuses à proposer des campagnes utilisant la technique. Après la mode des graffitis, vient celle des light graffer.

Jadikan : un photographe de renom

Digne héritier artistique de photographes comme Gjon Mili, qui avait réalisé une série de photographies avec Pablo Picasso en 1949 selon le même procédé technique, Jadikan est aujourd’hui l’un des light painter les plus en vue en France. Il a notamment participé à la Nuit de la photographie contemporaine de la Foire Saint Germain, été publié dans le Monde de la photographie d’Août-Septembre et exposé au Centre de Création Numérique Le Cube d’Issy-les-Moulineaux en 2009. Sa venue à l’Université, lors des deux jours d’exposition, sera donc l’occasion d’échanger avec les étudiants sur son art et son parcours.

*Horaires de l’exposition : 10/02 10h-19h ; 11/02 9h-17h

pour + d’infos sur le light painting : http://www.jadikan-lp.com/


Les Grands rebelles de l’Underground :

23/07/2009

Mais qui sont-ils vraiment ? Les cyberpunks, ces gens habillés ’bizarrement’, qui écoutent de la musique ‘inécoutable’ pour beaucoup…
Aujourd’hui, j’ai rendez vous à bastille (quartier populaire de Paris connu pour sa population marginale, excentrique, aussi bien gothique, que punk ou encore cyberpunk) avec Pierre (40ans), Laetitia (27ans), et Ronan (33ans), trois cyberpunks voulant bien m’accorder un petit moment d’explication, alors intéressons nous aujourd’hui à ce mouvement que trop peu d’entre nous connaissent :

Ezecreep : En trois mot, c’est quoi le cyberpunk ?

Pierre : Le cyberpunk est un mouvement philosophique née dans les années 80. Après le grand « crash » de la mondialisation des années 70, et au moment où différentes corporations mondiales comme l’OMC ou le FMI fleurissaient, certaines personnes croyant en l’avenir commençaient à perdre tout espoir. A cette époque, j’étais môme, et mes parents et grands parents croyaient en un avenir ou l’humain, malgré ses tords arriverait à s’en sortir vers un avenir meilleur, vers une conquête spatiale ou spirituelle, peu importe mais en un avenir qui méritait d’être vécu et connu…
Ronan : et ensuite, la fameuse culture cyberpunk est née avec des auteurs comme William Gibson qui nous montrait dans ses bouquins, un avenir si sombre, mais si réel…
Pierre : on ne pouvait qu’y croire, les auteurs de littérature cyberpunk ne parlaient que d’un avenir dans lequel les multinationales prendront le dessus sur les gouvernements, tout se fera sur le net, les gens ne sortiront presque plus de chez eux tellement le monde entier sera contrôlé par des machines et par les corporations qui les contrôle.
Laetitia : plus de supermarchés, plus de cave à vin, plus de bibliothèques, plus de squares, ni de lycées, ni d’écoles… tout se fera sur le net, les peu de fois où on sortira de chez nous, ça sera pour voir apparaître devant nos yeux, de géantes publicités installées par les corporations, qui chercheront de plus en plus à contrôler et à soumettre le peuple…et le peu de décors restant ne sera que ruines liées à des catastrophes naturelles de plus en plus fréquentes…

Ezecreep : Le cyberpunk a-t-il un rapport avec la politique d’aujourd’hui ? Et si oui, en quoi ?

Ronan : oui il a un rapport, c’est simple, Sarkozy nous endort pendant que la gauche se meurt, le peuple refuse de réagir, et aux prochaines élections, qu’est que nous auront comme choix ? UMP, Royalistes, FN, ou la gauche verte qui sera en pleine guerre civil, tout le monde s’endormira à jamais si personne ne bouge, le mouvement cyberpunk dénonce un peu un avenir comme celui qui nous est destiné si personne ne bouge.
Pierre : Pas de héro, pas d’avenir meilleur, juste de la survie où l’humain devra s’adapter…
Laetitia : pas succomber aux attaques des politiques ou d’autres entreprises qui prendront le relais…

Ezecreep : Le cyberpunk n’est donc pas une vision optimiste de l’avenir. Pouvez vous me dire si vous trouvez ça normal que le cyberpunk existe dans un monde comme le notre ?

Pierre : pour moi, qui ai déjà la quarantaine, je pense que ce mouvement dont on fait parti n’est pas quelque chose pouvant être considéré comme normal…
Laetitia : je suis d’accord, c’est comme le fait que les gens disent que c’est normal de voir autant de SDF dans les rues. Ils disent que c’est normal parce qu’ils ont l’habitude, mais ce n’est pas parce que quelque chose est réel qu’il est juste…
Ronan : Nous ne sommes pas cyberpunk juste pour le « trip », mais vraiment parce c’est quelque chose qui nous tient à cœur, et que malgré ce que nous voudrions croire, nous sommes condamnés à un avenir que nous ne voulons pas, et cet avenir, nous le construisons aujourd’hui, alors, tant qu’à faire, autant en faire parti ! On essaye de tenir bon et de résister à notre échelle, on fait de l’humanitaire, on milite, on manifeste, et on est prêt à sortir les armes s’il le faut ! (rires)
Pierre : en s’affirmant Cyberpunk, nous affirmons également un désaccord avec la politique actuelle, les maltraitances physiques et mentales perpétuées par le gouvernement, la police et les plus hauts placé dans l’échelle de l’humanité.
Laetitia : en d’autres termes le mot « cyberpunk » tire ses origines du punk pour sa philosophie du « no future », même si nous sommes en train de le construire nous n’y croyons plus, et le cyber vient de la montée technologique qu’il y aura dans plusieurs années.
Ronan : et ça a déjà commencé, les derniers téléphones portables ont encore plus d’options que ceux imaginées dans des livres cyberpunk il y a des années, le net est de plus en plus accessible, partout sur la terre, et on y trouve de plus en plus de choses, on finira dépendant de nos vies et de ce qu’on possède, c’est ainsi que ça a commencé, c’est ainsi que ça se finira…

En bref, les cyberpunks auraient-ils compris comment tout allait se terminer si nous ne réagissons pas contre ceux qui nous gouvernent? On en reparlera dans 30 ans…

Quelques noms : Peut être connaissez vous ce mouvement sans le savoir…ou pas…

Littérature : L’un des précurseurs reste George Orwell avec ‘1984’  et l’un des plus célèbres est William Gibson (Neuromancien, Idoru, Identificatio des shémas).

Sculture, Design : HR Giger (design des films ‘Alien’)
Jeux De Rôles : Cyberpunk, ShadowRun…
Musique : Prodigy, Rob Zombie, Punish Yourself, dexy corp_, Manu le malin…
Cinéma : Mad Max, Matrix, Doomsday, Blade Runner, Tron, Terminator, Robocop, Dark City, Minority Report, PayCheck…

Mangas : Akira, Ghost in the shell, Gunm…

Jeux Vidéos : Deus Ex, Fallout, The Nomad Soul, Final Fantaisy VII, Redfaction, Halflife…